Quel est le bonus maximum d’assurance auto et comment le calculer ?

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Les bonus-malus font partie intégrante des clauses d’un contrat d’assurance auto. Ce système minore et majore la fameuse prime d’assurance d’un usager selon le bilan annuel de son comportement routier. La prime peut alors augmenter ou réduire en fonction des années sans incident ou à l’inverse, en fonction des années sinistrées. C’est ce que l’on appelle « le coefficient de réduction-majoration » (CRM).

Étant donné que tous les automobilistes, même les plus jeunes, doivent être assurés pour pouvoir conduire, chacun a un coefficient de bonus-malus qui lui est attribué. Un bonus optimal grâce à plusieurs années de conduite exemplaire peut mener à une réduction attractive.

Mais quel est le bonus maximum ? Comment se calcule-t-il ? Que sont les malus ? Nous répondons ici à toutes vos questions.

Comment calculer son coefficient de bonus ?

Les compagnies d’assurances sont chargées de calculer la prime d’assurance auto de tous leurs assurés. Ce calcul a lieu durant la période de référence d’un an, précédant 2 mois l’échéance de la date d’anniversaire du contrat.

Ceci signifie que si votre échéance annuelle est le 31 juillet 2022, l’assureur examine votre prime sur les incidents déclarés survenus entre le 1er avril 2021 et le 30 mai 2022.

Lors de la souscription de votre assurance auto, vous commencez avec un coefficient égal à 1,00.

Le calcul du bonus est simple : si vous n’avez connu aucun accident durant votre année d’assurance, vous bénéficiez d’une réduction (bonus) de 5% sur votre coefficient.

Ainsi, votre cotisation annuelle passe de 1,00 à 0,95 sur la première année. Multipliez ensuite votre coefficient par 0,95 pour l’année suivante, ce qui donne 0,90, puis 0,85 sur la troisième, et ainsi de suite.

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L’objectif premier de l’instauration de ce système de bonus-malus est de récompenser les conducteurs soucieux du respect des règles de conduite et de la sécurité. L’assureur peut à son tour augmenter le prix des garanties pour les usagers ayant commis plusieurs incidents routiers.

Quand mon bonus augmente-t-il ?

Le bonus de la prime d’assurance augmente seulement grâce aux années comptées sans aucun accident réalisé de la part de l’automobiliste.

Comme expliqué précédemment, une « bonne année de conduite » est récompensée d’une diminution de 5% du coefficient de cotisation. Ce bonus est cumulable durant 13 années consécutives, pas plus.

Quand mon malus augmente-t-il ?

Chaque échéance annuelle de contrat peut aussi mener à un malus en cas de « mauvaise conduite.»  Le coefficient de malus sera plus ou moins élevé selon le degré d’implication de l’usager dans l’accident.

Nous retrouvons les trois degrés d’implications suivantes et leurs calculs de malus :

Responsable partiel d’un accident

Si vous êtes responsable partiellement d’un quelconque incident, une majoration de +12,5% s’ajoute à votre coefficient annuel. Dans le cadre d’un coefficient de 1,00 (CRM de départ pour tout assuré), votre cotisation de l’année qui vient de s’écouler s’élèvera ainsi à 1,125.  

Responsable entièrement d’un accident

Si vous êtes entièrement responsable d’un accident, la majoration du coefficient s’élève à hauteur de 25%. Cela signifie, pour reprendre l’exemple ci-dessus, que si votre cotisation est de 1,00 elle atteindra un coefficient de 1,25.

Les malus sont cumulables durant l’année. En effet, l’assureur calcule l’entièreté des accidents survenus durant les 12 mois d’assurance auto, avec la même majoration qui s’ajoute à chaque fois sur le coefficient de l’usager.

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Si vous avez accumulé un nombre important d’accidents durant l’année, un plafond de majoration de 3,5 est instauré. Soit un taux maximum de malus qui s’élève à 350%.

Suite à deux 24 mois consécutifs sans accidents, le taux de malus disparaît.

Non responsable d’un accident

En cas d’accident(s) non responsable(s), l’assureur n’a pas le droit d’appliquer de malus. Cela regroupe plusieurs causes :

  • les accidents de force majeure, jugés inévitables par un expert ;
  • une pluie de grêle ;
  • une avalanche ;
  • une pierre ou autre corps imprévus qui chutent sur le véhicule ;
  • un accident imputable entièrement à une tierce personne, déclaré par un expert ;

Quel est le taux de bonus maximum ?

Le bonus, tout comme le malus, n’est pas modifiable à l’infini. Il comporte un plafond et des limites. Tandis que le malus à un plafond maximal de 350%, soit un coefficient de 3,5, le bonus à un taux maximal de 50%, soit 0,50.

Pour être tout à fait clair, cela veut dire que le bonus maximum que peut atteindre un automobiliste assuré est de 50%, c.-à-d. une cotisation dont le coût est divisé par deux.

Voici pourquoi l’accumulation de bonus n’est possible que 13 années consécutives. Avec un départ à 1,00 et une réduction annuelle de 5%, il faudra en effet 13 ans pour atteindre 50%.

Par exemple, si l’usager paie son assurance auto 450 euros annuels (du moins, la première année), en accumulant les années de bonne conduite, il n’aura plus qu’à payer 225 euros par an au bout de sa 13e année de bonus.

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Il est bon de noter que si un assuré possède un bonus depuis 3 ans consécutifs, le premier accident de véhicule partiel n’est pas comptabilisé. Aucun point de coefficient n’est ajouté, il n’y a pas de malus.   

Pour bénéficier une nouvelle fois de cette annulation de malus, l’automobiliste doit de nouveau cumuler 3 ans sans accident responsable.

Quel est le calcul du bonus pour les professionnels ?  (taxi, auto-école, ambulance, chauffeur privé…)

Certains professionnels ont droit à des coefficients et des calculs bonus-malus différents. C’est notamment le cas des usagers qui utilisent leurs véhicules au quotidien dans le cadre de leur activité professionnelle. Ambulanciers libéraux, chauffeurs de taxi, moniteur d’auto-école, etc.

Le contrat d’assurance auto stipule alors « un usage éligible pour tous déplacements, y compris tournés. »

Dans ce cas-là le coefficient évolue de la manière suivante :

  • Au lieu d’une réduction de 5% par année de bonne conduite sans incident, les usagers ont un taux de réduction de 7%.
  • En cas d’accident responsable, le taux de majoration est de 20% au lieu de 25% ; quant à un accident partiel, le taux s’élève à 10% au lieu de 12,5%.